L'office du tourisme de Montignac présente Bienvenue-Montignac.com
     
 

 

 

 
Moulins  
UN PEU D'HISTOIRE
 
Moulin De Laborie
§ MONTIGNAC SOUS L'ANCIEN REGIME 1600-1789

Les SEIGNEURIES au XVIIème siècle
*Les grandes châtellenies :
La Châtellenie de Montignac fut vendue le 7 décembre 1603 à messire François d'Hautefort. Six Marquis d'Hautefort se succédèrent comme seigneurs de Montignac de 1603 à 1791.
Les seigneurs d'Hautefort deviennent comtes de Montignac.
- Coulonge appartenait à Jacques Chapt de Rastignac.
- Losse
- Filolie
*Petites châtellenies :
- Le Breuilh - Lascaux
- Le Planchat - Le Bâtiment
- Rouflat - Nadalou
- Mouney - Le Féletz
- Le Bigord

Châtelains, nobles et bourgeois étaient entrepreneurs de transport par voie d'eau. Montignac fut un port de commerce, le port terminus sur la Vézère.
Le peuple de la ville était constitué d'artisans, de forgerons, de tanneurs (4 tanneries préparaient sur place la matière première), de cordonniers,... qui se groupaient en corporations. Meuniers et paysans étaient établis à la campagne.
Les moulins appartenaient souvent à plusieurs copropriétaires qui percevaient une rente, payée soi t en nature (grain ou farine) soit en argent.

.


¤ LES MOULINS
On dénombre plus de 60 moulins sur le canton de Montignac.
Certains n'ont laissé aucune trace, d'autres sont en ruine ou ont été restaurés en maisons d'habitation.
On n'en compte plus aucun en activité.

Ils sont construits sur les ruisseaux suivants :
24 sur le Vimont et ses affluents
9 sur le Bars et le Thonac
14 sur la Laurence
4 sur la Seignole (Sergeac)
6 sur le Turençon (Valojoulx)
2 sur le Gouny / le Bleufond
1 sur le Brenac
6 sur le Doiran ou la Filolie


¤ SUR LA VEZERE


Aucune trace de moulin sur la Vézère si ce n'est peut être l'installation électrique d'Aubas.
Avant la démolition du barrage il en existait un à Montignac. Autrefois, durant la bonne saison, on construisait un pertuis (sable et gravier). Ce barrage longitudinal, profond et imposant à la fois, permettait de mouvoir au fil de l'eau la roue d'un moulin démontable. Notons qu'avant la création du chemin de fer, la compagnie de navigation entretenait les pertuis de la Vézère afin de facilité le passage des Gabares durant les périodes de sécheresse.
Moulin De Laborie
¤ Moulin à vent
Pourtant un ancien nous avait assuré qu'il en existait un à la Prendie sur la commune de Valojoulx.
¤ SUR LA LAURENCE
Elle reçoit 2 ruisselets : l'Amour, la Valette et surtout la Gaulzat.
A partir du Touron, une déviation la conduit à Montignac. Elle s'écoule alors en grande partie sous les rues et les maisons de la cité.
On relève :
-Attenants ; les moulins de Pradel, de La roche et le moulin Brûlé.
- Puis ce sont ceux de la rivière haute ; les moulins de Chalizard, celui d'Auriac et celui de La Borie.
- Et plus en aval encore, celui de Panissal, de Lasserre et de Mouney. Puis au niveau de la déviation, le moulin du Touron.
Autrefois existaient au cœur de Montignac, le moulin de Bombareau (à l'emplacement du garage de M. Fléchou) et enfin, le moulin de la Bombarde, en bas de la place du marché où la Laurence formait un étang que l'on a comblé dans les années 1930.
Moulin Panissal
¤ LES MOULINS DU DOIRAN / RUISSEAU DE LA FILOLIE

 

Le Moulinet

 

Les Mansaques

 

Le ruisseau du Doiran ou de la Filolie est long de 4km et reçoit le ruisselet le Planchat. Il est de faible débit. Le Doiran alimentait les moulins de La Filolie et du Moulinet aux Moulineaux pour se jeter enfin dans la Vézère, en amont de l'ancien barrage. Il est à demi dévié au lieu dit Le Pradaysses. Grossi du Bréchou et des cours de la Fontaine des Pères, il faisait fonctionner deux importants moulins :
- Le moulin des Mansaques, transformé plus tard en tannerie.
- Le moulin de Losse.
Bien entretenue, la retenue d'eau du moulin des Mansaques embellit le site. A contrario, celle du moulin de Losse a été comblée il y a quelques dizaines d'années. Ce moulin appartenait avant la Révolution au Seigneur de Losse (Château de Losse) et fonctionnait encore en 1950. Le meunier, M. Nouaille l'avait modernisé en remplaçant la roue à aube par des turbines.
Notons que le moulin des Mansaques avait appartenu aux moines du Couvent des Cordeliers (créé en 1229). Plus récemment, il fut transformé en tannerie. On y préparait la tannée et les meules y écrasaient l'écorce de chêne ou de châtaignier.
- Au lieu dit La Béchade (étang de la Béchade), jaillissent les sources du Bréchou (petit affluent de la déviation du Doiran). On peut encore voir les fondations du moulin du Bréchou.
Losse
¤ LE MOULIN DU BLEUFOND ET LE MOULIN DE GOUNY


Sur le ruisseau du Bleufond, se trouvait un moulin remarquable par la hauteur de sa chute d'eau.
Cette retenue presque circulaire est alimentée :
- par le ruisseau Fond Vedel
- par le ruisseau le Gouny
- par une profonde résurgence aux eaux parfois bleutées. Des plongeurs spéléologues ont tenté en vain de percer le mystère de cette résurgence.
- Le ruisseau Fond Vedel prend sa source à l'entrée des écoles primaires. Il entretient l'antique lavoir du Barry et poursuit plusieurs trajets : vers la rue de la Chambeaudie ou le Parc de l'hôtel du Soleil d'or, passe sous le terrain de sport et se jette dans l'étang du Bleufond. Le moulin du Bleufond a subi quelques transformations. En effet, une fabrique s'y est installée et des turbines hydrauliques ont fourni pendant longtemps force et lumière.
- Le Gouny est un ruisseau créé par la source de La Fageotte (captée par la Compagnie des Eaux et de l'ozone). Au niveau de la route dite le Chemin de Gouny, se trouvent encore les anciens bâtiments du moulin de Gouny et de son écluse.
¤ LE BRENAT/ BRENAC ET LE MOULIN DE LASCAUX
Le Brenat est un petit ruisseau qui naît vers les Fontas (la Fontaine des Raynauds). Sur son cours d'eau, un peu en aval de l'étang de Parouty se trouvait le moulin de Lascaux (ou Lascaud). Il n'en reste rien. Ce moulin est à rattacher au Manoir de Lascaux et par-là même à sa métairie que l'on peut encore admirer.
Nombreux sont les moulins qui se trouvent en amont de Montignac et sur les ruisselets affluents. Ils ne fonctionnaient le plus souvent que par intermittence, selon les variations du débit souvent faible) des ruisseaux. Assèches non seulement en été, les ruisseaux l'étaient aussi en période dite "normale" et cela malgré les fortes réserves des biefs. Il fallait alors immobiliser la roue à aube et attendre que l'étang ait retrouvé son niveau normal. Attente qui pouvait s'avérer longue car le droit coutumier permettait de ne capter et de ne dériver vers le bief qu'une partie du ruisseau en respectant des règles très strictes. Lois qui sont toujours en vigueur.

 


 

 

Nous contacter :

Office de Tourisme du Montignacois
Place Bertran-de-Born
24290 MONTIGNAC
TEL.05.53.51.82.60 FAX.05.53.50.49.72
Email : ot.montignac@perigord.tm.fr
www.perigord.tm.fr/servtourisme/otsi/montignac

www.bienvenue-montignac.com