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Moulins

 
AVANT PROPOS- GENERALITES
  
MOULIN: (du bas latin molinum, de mola, meule). En occitan molin.
Meunier: du latin populaire molinarius ; de molinum (moulin). Devenu en ancien français mounier. En occitan : molinièr.
Machine à moudre le grain, bâtiment où elle est installée. Mû par l'énergie hydraulique ou éolienne.
Les noms des moulins ont souvent changé au cours des siècles, ils prennent le nom du lieu-dit, du propriétaire ou du fermier. Certains ont été rebâtis sur l'ancien emplacement. Ils ont pris le nom de moulin neuf par opposition à moulin vieux.


La pluralité des meules sous un même toit a permis d'appeler moulin blanc la meule réservée au froment (blé tendre) et moulin noir celle qui broyait les autres grains.
Remarque: nombreux sont les noms de famille ayant pour racine mola : Desmoulin, Moulinas, Lamole, Moulignié, Mounié...
A quoi servaient les moulins ?
Au temps où les moulins fonctionnaient, les paysans cultivaient un peu de tout. Le grain servait de nourriture de base (farine de blé ou de maïs), principalement destiné à la panification. On utilisait également le grain (blé, maïs, orge) pour nourrir les animaux. Cela exigeait une mouture quotidienne.

¤ LA MEUNERIE  

La meunerie est l'industrie qui transforme en farine le grain et les céréales (froment, seigle, orge, riz, maïs, sarrasin et plus spécialement le blé).
3 étapes la caractérisent :

  • 1-Le nettoyage (on passe le grain dans des trieurs afin de le débarrasser des impuretés).
  • 2-La mouture (on écrase le grain).
  • 3- Le mélange des farines (on blute la boulange).


    Les grains écrasés forment un mélange de farine, de gruau et de son qu'il faut bluter ou tamiser dans des blutoirs qui séparent les différentes qualités de grains. L'ancien blutoir ou bluteau, est composé d'un conduit rotatif incliné garni d'étamine c'est à dire d'un tissu (trame peu serrée) de crin, de soie ou de fil. Ce tamis cylindrique était placé dans un coffre où un dispositif spécial nommé " babillard" lui imprimait des secousses, forçant ainsi la farine à traverser l'étamine. C'est ce mouvement qui provoquait le tic-tac régulier et monotone des moulins. La trame de l'étamine déterminait les diverses qualités de farine. La farine est recueillie dans des sacs fixés sous l'armoire et le son s'échappe par un bec au fond du conduit.
    (image : Le blutoir).

Le Blutoir

¤ LE MEUNIER  
Chaque moulin était dirigé par un meunier. Le meunier était dans la hiérarchie du peuple un personnage très considéré. Son travail dépendait de l'eau (sécheresse, gelée, inondation) et des paysans qui apportaient leur grain à moudre. Il travaillait tous les jours et parfois même la nuit. Lorsque le canal était plein, un système de clochette d'alarme actionnée par l'eau le réveillait et il partait moudre le grain. Il existait une autre clochette qui sonnait quand la trémie était vide et que le moulin devait être arrêté.
Le paiement du meunier
Pour son paiement, le meunier prélevait une part sur dix du grain qu'on lui portait à moudre.
Le métier se transmettait le plus souvent de père en fils. De nos jours les meuniers ont disparu de nos campagnes. La meunerie se pratique dans des établissements parfois immenses : les minoteries exploitées par des minotiers ou gros fariniers.
 
¤ LES MOULINETS  

Les moulinets comprennent 2 parties essentielles :

  • 1-Les roues broyeuses.
  • 2- Le blutoir / bluteau ou tamis.

    Leur mise en mouvement simultané exigeait beaucoup d'énergie. De ce fait, certains petits moulins ou moulins primitifs ne faisaient que le broyage du grain. Le blutage se faisait à part et parfois même manuellement.

 

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